à celle qui le comprendra ou le récit d'un matelas

à celle qui le comprendra ou le récit d'un matelas
On y vit
on y dort
parfois on y naît
parfois on y meurt
on y conçoit
on y crée
on y débat
on y aime
on profite
on s'y détend
on s'y loge
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mardi 24 avril 2007 14:36

son fantôme

La pièce est grande, belle, simple, blanche. De jolies boiseries sur les murs et un lustre qui pend du plafond. Tout le mobilier est complètement blanc et je me dis alors que lorsque la pièce est baignée de lumière, elle doit vraiment faire mal à la tête. Je m'assoie sur le canapé, blanc, et je regarde la propriétaire de l'appartement rentré dans la pièce.

-La décoration est de vous?
-Oui, mais je songe à changé d'ici peu.
-J'aime bien c'est... sobre.

Elle me tend un verre de cognac, je le prend et le bois d'une traite comme pour me donner du courage. Elle boit un martini, la boisson un peu clichée avec une petite olive dedans. Mais en même temps elle a une classe incroyable. Je regarde autour de moi comme pour trouver une issue de secours, au cas ou... et je tombe sur ce tableau que je n'avais pas vus. Un monochrome blanc immense qui se font complètement dans le mur de la même couleur.
Je n'ai aucune envie de rester. Mais pourquoi je suis là? Merde il fait chier Jean "Tu veras elle est géniale vous allez bien vous entendre". Tu m'étonnes, j'espère qu'il y a une drogue dans son verre pour qu'elle s'écroule et que je parte en courrant. Ou avec un peu de chance elle n'a pas l'habitude de boire et va s'écrouler ivre morte. Peut-être que des cochons dindes géants vont débarqué pour me sauver. Oula, je divague ("vague").

-Alors, où avez-vous rencontré Jean?
-Au bureau, il travaille 4 étages au-dessus.
-Ah ben oui, vous devez souvent vous croisez.
-Oh oui, dans l'ascenceur, à la cantine... Mais il est vraiment gentil.

Elle boit une gorgée de martini et pose son verre. Je me dis que son verre va faire une trace sur la table. Normale, c'est toujours ce qu'on se dit quand on est à côté d'une magnifique brune de 28 ans qui ferait baver n'importe qui. Il faut croire que je ne suis pas normal. pendant que je me concentre sur la trace que laisse le verre, je sens une main me remontant le long de la cuisse.

-Euh Marie, je ne sais pas trop comment vous le dire.
-Quoi donc?
-Vous pourriez enlevé votre main de mon pénis?
-Et bien quoi? ce n'est pas ce que tu veux?
-Non! Vous travaillez vraiment avec Jean?
-Oh mon coquin, tu vois pas que c'est ici mon lieu de travaille...

Voilà bien ma veine. Une fille de joie, une jolie fille de joie certe mais une fille de joie quand même. Sacré Jean va!
Je me lève, prends mes affaires. M'excuse auprès de Marie et part. Adieu jolie salon tout blanc. Bonjour tube d'aspirine, car effectivement, il donne mal à la tête ce salon.
son fantôme

# Posté le dimanche 22 avril 2007 12:40

Modifié le vendredi 27 avril 2007 16:42

c'est des choses comme ça

c'est des choses comme ça
-Tu sais qu'il existe des choses comme ça, qui font que...
-qui font quoi?
-qui font que LES choses paraissent différentes selon le cadre dans lequel tu les vis.

Il se lève. Lui aussi. Il s'accoude contre le garde-fou du pont. Lui aussi. Pierre plonge la main dans sa veste, y cherche quelque chose, et en sort finalement une petite pochette en cuire. Il en sort deux cigares et en tends un à Jean qui l'accepte avec un sourire.

-Je ne pensais pas qu'il t'en restait.
-Les deux derniers. Profite.

Ils coupent le bout, et allument doucement leurs cigares. Pierre aime fumé le ciagre. Il l'a toujours fumé. En tout cas aussi longtemps qu'il s'en souvienne il a toujours grandit avec l'odeur du ciagre autour de lui. Il a appris a les aimés comme un homme apprend à aimé le vin. Jean lui a commencé comme tout ce qu'il fait; en suivant pierre.
Le soleil se couche sur la seine. Il est presque 21h et il fait une douceur rare dans l'air. Les deux amis sortaient du théâtre. Encore une des ses pièces dite intelligente qui mets en scène deux personnages sur un fond noir, et pendant une heure on leur fait cracher une dose pas possible de métaphore et d'autres figures de style.

-Je supporte vraiment pas les gens qui sortent des pièces en faisant tout un tas de commentaires, dis Pierre.
-certainement pour essayer de paraître intelligent et de faire leur propre critique qu'ils pensent digne des plus grands journaux.
-De tout façon j'ai jamais aimé ces gens là. Ca commence au collège à la sortie des interros, des sorties de cinéma jusqu'au repas de famille. Les gens ne peuvent s'empêcher de faire des commentaires sur ce qu'ils viennent de vivre. Ils se font leur petit résumé histoire de confirmé avec les autres qu'ils ont bien vécus la même chose.
-Oui mais bon, ça fait partie des petits rituels de l'après...

Jean se retourne et fait face au pont. Il regarde passer une jeune femme qui marche d'un pas rapide. Grande, belle, brune, des hanches qui donnerais le vertige aux plus grands alpinistes et des jambes sublimes. Elle porte une robe chocolat qui l'enrobe, tel le papier emballe la confiserie. Elle épouse ses formes et les mets terriblement en valeur. Derrière elle se traîne son parfum qui voltige dans l'air. Il est sucré, fruité, attirant. bref à l'image de celle qui le porte. Ses cheveux attachés laissent entrevoir sa nuque. Qu'elle a belle d'aileurs.

-Excuse moi, dis Jean. Mais là je crois que j'ai à faire.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le jeudi 19 avril 2007 15:33

Modifié le vendredi 20 avril 2007 02:59

[ ca sent le piratage ...]

[ ca sent le piratage ...]
.
- Je te parle de ce soir-là, près du fleuve.
- Quel soir ?
- Le premier soir. Sur le pont. Ca a commencé sur le pont.
- Je ne m'en souviens pas.
- Sur le pont. On s'est arrêté pour regarder l'eau qui coulait en-dessous. C'était la nuit. Il y avait des lumières le long du chemin de halage. Nous étions seuls. Nou avons regardé vers le haut du fleuve. J'ai posé ma main au creux de ta hanche. Tu ne te souviens pas?
- C'était l'hiver?
- Oui bien sûr, c'était l'hiver. Le soir où nous avons fait connaissance. Notre première promenade. Tu dois te souvenir de ça...
- Oui, naturellement, je m'en souviens.
Sur une route, et puis dans un champs, après avoir franchi une sorte de clôture. Nous avons marché jusqu'au bout du champ et ensuite nous sommes restés debout auprès de la clôture.
- Non. C'est sur le pont que nous nous sommes arrêtés.
- Ca, c'était quelqu'un d'autre.
- Ne sois pas idiote.
- Une autre fille.
- Il y a tant d'années. Tu as oublié.
- Tu as pris mon visage entre tes mains, devant cette clôture. Tu avais une telle douceur. Tu avais une telle tendresse. Cette tendresse. Tes yeux exploraient mon visage. Je me demandais qui tu étais. Je me demandais à quoi tu pensais. Je me demandais ce que tu allais faire.


Je me souviens de ces reflets dans l'eau.

* Je t'aime *

# Posté le samedi 07 avril 2007 16:29

Modifié le lundi 16 avril 2007 16:02

plagia

plagia
-putin t'avais une pompe guillaume?
-ba ouais
-merde tu pouvais pa le dire t'es gonflé
-ouais tu manques pas d'air
-mais, laissez moi tranquille, je suis crevé.

# Posté le jeudi 05 avril 2007 02:37